JE CRIAIS CONTRE LA VIE. OU POUR ELLE
de Vergine Keaton
France | 2009 | 9’ | Animation expérimentale | 
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Production : 25 FILMS
Dans une forêt, un troupeau de cerfs se retourne contre la meute de chiens qui le poursuivait jusquelà.
Filmographie de Vergine Keaton
Premier film

Je criais contre la vie, ou pour elle de Vergine Keaton
par Sébastien Cléro
Ce qu’il y a d’attachant dans les courts-métrages – et plus encore lorsqu’il s’agit d’animation –, c’est leur capacité à se prêter à l’expérimentation. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le Festival Silhouette présente une sélection dite « hybride », accueillant une variété d’œuvres inclassables. Paradoxalement à cette tendance expérimentale du format court, il est des films qui, fort heureusement, ont encore l’audace de travailler l’une des pratiques fondatrices du cinéma, c’est-à-dire l’audio-vision conçue depuis la seule alliance des images et de la musique. Le film de la réalisatrice française Vergine Keaton, Je criais contre la vie. Ou pour elle, s’inscrit dans cette mouvance devenue bien trop rare. Le pitch tient sur quelques lignes : poursuivi par une meute de chiens, un troupeau de cerfs se retourne contre leurs agresseurs. De ce renversement naît une symphonie d’images et de mouvements, révélant des paysages oniriques, explorant des territoires symboliques. Si étranges, si mystérieuses que puissent paraître ces neuf minutes, elles n’en restent pas moins intenses. Ici, la méticulosité du dessin, tout empreint de poésie, se confronte à une musique originale signée Vale Poher, une formation lyonnaise indépendante fondée par la chanteuse du même nom. Aussi répétitif que progressif, le rock du groupe est en totale harmonie avec les images. Si la forêt semble vouloir fuir sa propre monotonie, la musique se révèle être le cri de cette douleur… à moins que ce ne soit l’inverse ! Car bien évidemment, le résultat final dissimule la vitalité et l’authenticité artistique de ses créateurs : on ne sait dans quel sens s’effectue l’alliance, si la musique prime sur les images ou si ces dernières ont été au contraire la source d’inspiration du compositeur… Au-delà des thèmes et des motifs donc, l’originalité du film surgit peut-être davantage en ce que la collaboration artistique installe une atmosphère planante, cadencée, qui ne cesse d’animer et d’enivrer les sens.
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Stardust Memories, magazine culturel et cinématographique
http://www.stardust-memories.com/
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| PROGRAMME INTERNATIONAL #3 |
Lundi 31 août 2009 - 19h30 | Plein air | Parc des Buttes-Chaumont, 75019 Mardi 1er sept. 2009 - 16h | En salle | Carré de Baudoin, 75020 |